Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Un poulailler aux impacts environnementaux limités

Les premiers poulets arriveront vendredi », explique fièrement Jean-Christophe Rufin, éleveur à Mairieux (59). Le projet s’inscrit dans une démarche plus globale. « Ce dernier est en réflexion depuis 18 mois ». Deux éléments ont été mis en avant par l’éleveur pour le choix de ce poulailler : « L’installation de son beau-fils et l’intégration dans le projet de méthanisation ». La famille Rufin, arrivée sur l’exploitation en 1988, avait comme ambition, son développement. L’exploitation compte une centaine d’hectares de prairies, maïs et légumes industriels. Après une modernisation de l’élevage laitier, ils ont aujourd’hui décidé d’investir dans une autre production : l’élevage de poulets. Le poulailler « s’inscrit totalement » dans un autre projet de l’EARL : la méthanisation. Pour le choix de la production de volailles plutôt que de porcins, la firme d’aliment qui fournit l’exploitation pour les vaches laitières, a « une gamme volaille développée ». Cette dernière a d’ailleurs beaucoup accompagnée l’éleveur dans les choix techniques du bâtiment.

Moins sensible aux crises

Le choix d’installer Maxime sur une activité de volailles permet également à l’exploitation de se diversifier et de diversifier également les revenus. « Nous espérons ainsi être moins sensibles aux crises ». Après la rénovation de la nurserie (Trophée régional de l’agriculture durable) qui misait sur les économies d’énergies, l’EARL du pommier sauvage a appliqué la même philosophie pour le bâtiment volailles.
« Aujourd’hui, on fait plus attention aux économies d’énergies car le prix est plus important », souligne l’éleveur. « Nous avons donc voulu un bâtiment le plus économe possible ainsi que limiter l’impact de l’élevage ». Le bâtiment de 1 500 m2 accueillera 30 000 poulets. Les volailles standard resteront environ 40 jours dans l’élevage. L’unité de méthanisation n’est pas encore construite mais est en bonne voie.

450 000 euros d’investissement

L’investissement a été conséquent : près de 450 000 euros. Pour minimiser les frais fixes, l’EARL a choisi de ne construire qu’un seul bâtiment. Cependant, « trois éléments sont vraiment innovants dans le poulailler : l’isolation, l’éclairage et le chauffage », souligne Jean-Christophe Rufin. Le bâtiment a des parois isolantes plus épaisses de 2 cm et le toit est également isolé. « L’isolation permet d’économiser de l’énergie ». Le bâtiment est aussi équipé d’éclairage Led, « soit 300 watts contre 5 000 watts pour un éclairage classique ». Le bâtiment est chauffé à l’aide d’un système innovant de canon à chaleur. La consommation d’énergie est importante pour les poulaillers, notamment au moment du démarrage. L’air est aspiré par le haut et libéré chaud par le bas. « Le système permet un brassage de l’air dans le bâtiment ». La ventilation a aussi été optimisée et un système de brumisation permettra d’éviter les coups de chaleur. L’eau projetée à forte pression s’évapore rapidement et permet de garder de la fraicheur dans le bâtiment. La consommation totale devrait être 15 % inférieure à celle d’un bâtiment classique.

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