Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Race boulonnaise : un cheval fait pour le travail

C’est un fait bien connu, le cheval attire toujours le monde. Le constat est d’autant plus vérifiable lorsqu’il s’agit d’une démonstration au travail de plusieurs spécimens de la race boulonnaise. La semaine dernière, à l’initiative du Parc naturel des Caps et Marais d’Opale, la visite organisée sur le lieu-dit du « Mont de Bonningues » a mis à l’épreuve la force de travail des chevaux boulonnais pour un chantier de débardage.

Sauvegarder la race boulonnaise

Site classé Natura 2000 et propriété de la commune de Bonningues-les-Ardres, les pelouses calcicoles que l’on est en train de redécouvrir ont d’abord été boisées avant d’être aujourd’hui défrichées. Le but de l’opération ? Permettre un retour d’une biodiversité plus riche sur le site. L’utilisation du cheval Boulonnais s’inscrit dans le cadre d’une convention entre le PNR et différents partenaires dont les collectivités locales pour sauvegarder la race. Autour du chantier, les différents maillons d’une filière se sont associés : éleveurs, bucherons, débardeur professionnel et entreprise de transformation du bois (Agricompost) pour la fabrication de plaquettes destinées au chauffage à partir des bois récoltés.

Méthode compétitive

Pour Philippe Godeau, chef de mission patrimoine du PNR des Caps et Marais d’Opale, le débardage est un marché « de complément » pour la filière, « mais il pourrait être amené à se développer ». Maire de Bonningues-les-Ardres et éleveur de chevaux boulonnais, Gérard-Alexandre Franque l’affirme : « Le débardage est l’un des moyens que l’on envisage pour soutenir une race que l’on sait menacée ». Pour preuve de ces difficultés, M. Franque cite la diminution des naissances, passées de 600 à environ 200 au cours des 10 dernières années. Pour obtenir le marché de la remise en état du coteau de Bonningues-les-Ardres, le débardeur professionnel Dominique Foret a répondu à un appel d’offres. Par rapport à l’emploi de méthode mécanique, le débardage hippomobile apparaît plus compétitif du fait de l’économie d’une remise en état du site et de sa difficulté d’accès. Il n’en serait par ailleurs pas autant évident pour des opérations dans des lieux différents, mais c’est bien l’enjeu de sauvegarde de la race et de la préservation des espaces qui semble primer avant tout.

Vincent Fermon

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