Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Quel avenir pour le mouton boulonnais ?

Avec plus de 930 agneaux commercialisés en 2010 par huit éleveurs, soit dix-neuf agneaux livrés chaque semaine avec un poids carcasse de 22 kg en moyenne. la filière viande des agneaux boulonnais est « relativement stable », selon René Chabé, responsable de la filière l’Agneau Boulonnais, Agneau des Terroirs du Nord au sein de l’association mouton boulonnais.

Un cheptel estimé à 2 500 têtes

Les producteurs ont approvisionné douze boucheries, à Dunkerque, Marquise, Stella-Plage, Berck-sur-Mer, Etaples-sur-Mer et Longuenesse, et deux ateliers de découpe. Pour 7,10 euros le kilo « prix rendu », soit un peu moins de 6 euros pour l’éleveur. Ce qui fait dire au président de l’association, le Calaisien Jean-Gustave Rivenet qu’il faut « être passionné et volontaire pour se lancer dans ce type élevage ». Les moutons boulonnais sont souvent une activité complémentaire. Il existe seulement deux gros éleveurs, qui rassemblent près de 1 000 têtes, alors que le cheptel total est estimé à 2 500. Au total 39 producteurs, répartis sur trois régions (Nord-Pas de Calais, Picardie et Haute-Normandie) sont membres de l’association et assurent la pérennité de la race.

Favoriser la sélection

L’assemblée générale qui s’est déroulée en fin de semaine dernière a été l’occasion de faire passer deux messages. Le nombre de béliers agréés est en baisse et les reproducteurs sont moins nombreux. Les éleveurs ont donc été invités à faire preuve d’une grande rigueur lors des enregistrements de leurs agneaux afin d’établir une filiation fiable.

Deuxièmement, les petits producteurs vont d’avantage participer à la sélection. Car dans les grands élevages qui bénéficient, pour l’herbage, de coteaux mis à leur disposition par des gestionnaires de milieux naturels comme Eden 62, il est difficile d’identifier le père d’un agneau. Par exemple au Cap Blanc Nez, plus de 520 brebis paissent en liberté avec dix béliers. Ces jeunes intègrent bien la filière viande, mais ne peuvent prétendre à devenir des reproducteurs.

Samedi dernier, seulement 13 jeunes béliers ont été sélectionnés par la commission d’agrément sur 23 jeunes présentés, contre une moyenne de 25 ces dernières années. Ils devaient également présentés des caractéristiques physiques irréprochables : oreilles bien droites, tête bleue, un nez noir, de bons aplombs, un bon développement…

Toujours plus d’exigences pour des éleveurs engagés dans une démarche de qualité. C’est pourquoi, l’ancien président et fondateur de l’association des éleveurs de moutons boulonnais, André Roussel, s’est vu remettre par Jean-Gustave Rivenet, la médaille, « bien méritée » selon les membres de l’association de chevalier de l’Ordre du Mérite agricole.

 

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