Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Production ovine : la liberté de pucer

Le film prône une agriculture paysanne. Il n’a pas laissé indifférents les agriculteurs réunis à Liévin. Les brebis doivent donc être pucées comme les vaches depuis 2010, suite à une directive européenne. Certains éleveurs y voient une avancée pour la traçabilité mais d’autres estiment que le processus est onéreux et inutile. Les éleveurs opposés à ce système se sont regroupés dans des collectifs.

Le puçage, une obligation

« La lutte des éleveurs contre le puçage RFID des moutons peut apparaître comme un combat de plus », souligne le film. Ainsi, certains éleveurs ovins ont lancé un combat contre la puçage. Ce film se veut une tribune libre pour les éleveurs. Un film qui soulève la question du suivi des données mais avant tout une volonté d’être « libre de ses choix ». Les éleveurs de petites structures ont aussi peur de perdre « le lien à l’animal », en automatisant le système.

Une incompréhension

Pour Jean-Michel Loubry, directeur du pôle traçabilité, l’intérêt de cette technique est le suivi des animaux et la traçabilité. « L’information est enrichie pour le consommateur ». C’est là que l’incompréhension existe entre les deux parties. Certains éleveurs voient ce système comme une contrainte : « On ne comprend pas. On a l’impression que l’on nous considère indigne de confiance », explique Antoine de Ruffay, éleveur. Les agriculteurs qui témoignent, estiment que la puçage ne devrait pas être obligatoire, mais à disposition de ce qui veulent l’utiliser.

Une aide mal perçue

Edmont Ricard, ingénieur à l’Inra, explique que ce système est une « réponse à l’agrandissement des troupeaux ». Le but est donc pour lui une aide à la gestion du troupeau, notamment grâce à une gestion informatique du système. Il espère que dans l’avenir ces puces aideront également à la gestion des chaleurs.
Cette aide est mal perçue par certains éleveurs qui se sont regroupés afin de manifester contre l’obligation de pucer. Ils se sont dit : « contre l’industrialisation de la profession ».
Un autre point abordé dans le film fâche les éleveurs : l’achat de béliers certifiées, en passe de devenir obligatoire. « La sélection de ses animaux n’a pas forcément été faite sur la rusticité et sur les qualités de la voie femelle », souligne un éleveur.

Carole Gautier

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