Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Le lapin certifié fête ses 10 ans !

Le lapin certifié a donc soufflé ses dix bougies. Pour cela, toute la profession s’était réunie. L’occasion de revenir sur l’histoire du lapin certifié et sur les défis qu’il a encore à relever.

Deux marques régionales

La filière représente 5 % des producteurs à l’échelle nationale et 3 % des mères mais elle se démarque par son dynamisme. En effet, la création des deux marques régionales a été déterminante pour la filière cunicole régionale qui cherchait à créer une vraie valorisation de son savoir faire. « L’AILHF (1) a été créée dans le but de promouvoir le lapin de la région », explique Hervé Petit, trésorier de cette dernière. Si la certification n’a été mise en place qu’en 2002, c’est un travail long qui a été initié en 1998. « La création de deux marques, qui évitent les concurrences entre les opérateurs, est un vrai coup de maitre », souligne Thierry Lirot, chef de groupe chez Auchan, responsable des achats en produits carnés. Il ajoute : « En dix ans, nous avons préservé les marchés ».

Un achat local

L’achat local est aujourd’hui plébiscité par les consommateurs et les lapins certifiés s’inscrivent dans cette tendance. « Nous avons réussi à regagner nos parts de marché en région », souligne Philippe Savary, président de l’AILHF. Thierry Lirot va plus loin, estimant que bientôt « acheter local sera un acte citoyen ». Il considère que le travail mené avec la filière cunicole va dans le bon sens.
« Pour bien vendre un produit, il faut le connaître », explique Bertrand Ringaud, de chez Auchan. Les éleveurs sont donc, pour lui, les ambassadeurs idéaux du produit. Eric Widehem, éleveur de lapins a confirmé ses dires en partageant sa propre expérience : « Il faut être transparent face au consommateur et le rassurer ».

Des perspectives

La filière cunicole a cependant encore du travail devant elle. « Il faut insérer l’activité dans les territoires, notamment par la restauration hors foyer », souligne André Flajolet, conseiller régional. Le président de l’interprofession ajoute que la filière devra également faire face à d’autres défis comme la création d’« une dynamique pour trouver de nouveaux éleveurs ».

Carole Gautier

(1) Association interprofessionnelle du Lapin des Hauts de France

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