Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Henri Florin : « Suidéal veut être le groupe référent au nord de Paris »

Le 2 mai 2013, Suidéal et Scica Porcs de l’Aisne fêteront leur un an de la fusion. Comment cette fusion se passe-t-elle ?

Le rapprochement s’est fait rapidement car les deux groupements sont tout de suite tombés d’accord. Ce dernier s’est fait pour plusieurs raisons dont une économique.
Les bâtiments que possédait Scica Porcs de l’Aisne, étaient pour Suidéal une sécurité. Le but était de construire un nouveau groupement Suidéal au sein du groupe Advitam. Aujourd’hui, le groupement compte 140 éleveurs pour 210 000 porcs. Le groupement est donc maintenant étendu sur le Nord-Pas de Calais, la Somme, l’Aisne et les Ardennes.

Quelles évolutions la fusion a-t-elle apporté ?

Le rapprochement a permis la concrétisation de deux projets de maternités collectives et l’agrandissement de celle qui était déjà dans Suidéal. Un fond de développement a aussi été créé à hauteur d’un million d’euros. Cette somme restera au sein du groupement. Elle est issue du patrimoine immobilier, repris par le groupe Advitam, qui est en cours de revente à des producteurs de porcs. Deux des bâtiments seront des maternités collectives et le troisième une station d’engraissement. La maternité collective était recherchée par les éleveurs qui manquaient de temps de travail.
Ce fond a pour objectif de relancer la production porcine dans notre grande région. Le groupement fait à partir de ce fond un prêt à taux 0 aux éleveurs sur six ans à hauteur de 1 000 euros par équivalent truie créé. Le fond se réalimentera automatiquement au fur et à mesure des remboursements. Nous avons déjà huit projets d’évolution qui ont fait appel à ce fond. Se sont des agrandissements.

Quels sont les projets de Suidéal maintenant ?

Le but du groupement est avant tout d’accompagner les éleveurs dans la recherche de débouchés et les moyens de mise en marché. Nous avons voulu accompagner mieux les éleveurs de porcs. Le groupement propose des services tels que deux schémas génétiques (Hypor et Gènes plus), la mise en oeuvre de la GTE, GTTT, un service bâtiment, le plan sanitaire d’élevage et un vétérinaire spécialisé. Au total 2,3 personnes sont au service des éleveurs et du groupement. Une personne est en charge du développement, un tiers de son temps est consacré au dossier GTE/GTTT et une dernière personne s’occupe des paiements et des réceptions d’annonces.
Le premier travail de Suidéal est la massification des porcs transportés afin de maitriser le coût principal : le transport. Pour cela, une entreprise commune avec deux autres organisations a déjà vu le jour : LTP (logistique transport de porcs). Elle transporte tous les porcins : porcs charcutiers, porcelets, truies de réforme et reproducteurs. Ensuite, nous voulons garantir l’approvisionnement de nos débouchés. En effet, les abattoirs locaux avec lesquels nous avons des partenariats ont besoin de la production locale pour garantir leur fonctionnement et leurs débouchés. 60 à 70 % de nos porcs ont un débouché régional. Nous espérons développer ce chiffre pour donner plus de valeur à la viande de porc.
Ensuite, nous voulons permettre à l’association « La collégiale » d’augmenter son nombre d’adhérents et l’association veut continuer à développer les marques de qualité régionales et les porcs de tri. Cela représente 50 % de la production de Suidéal qui est valorisé régionalement dans les filières de qualité.
Le renouvellement des bâtiments est aussi un point important pour l’avenir. Nous accompagnons les éleveurs pour qu’ils soient performants et cela passe par un parc de bâtiments compétitif. Enfin, nous voulons renforcer nos partenariats en continuant à développer nos demandes qualités.

D’autres fusions sont-elles en prévision ?

Suidéal veut être le groupe référent au Nord de Paris. Il y aura peut-être d’autres fusions. La porte de Suidéal est toujours ouverte. Nous voulons être une vitrine pour attirer les producteurs mais nous n’irons pas chercher d’autres structures. Suidéal veut rester adossé au groupe Advitam pour accompagner les éleveurs et sécuriser les paiements des porcs.

Propos recueillis par Carole Gautier

 

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