Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Fruits et légumes : Une hausse des prix à expliquer

C’est un rapport qui ne manque jamais de faire parler de lui. Le 13 août dernier, l’association Familles Rurales a dévoilé les résultats de son observatoire sur le prix des fruits et légumes. Chaque été, une équipe de veilleurs de Familles Rurales relève les prix de 8 fruits (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine, poire) et 8 légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate, salade), au cours des mois de juin et de juillet. Ils distinguent leur origine, mais aussi le lieu de vente des produits.
Des conditions climatiques difficiles
Durant l’été 2013, comme cela se pratique désormais depuis 2006, les prix ont été sondés dans 37 départements français. Dans un document d’une douzaine de pages rendu public, on apprend, sans forcément une grande surprise, que ces produits ont connu « une nette augmentation » entre 2012 et 2013. En cause ? Des conditions climatiques difficiles qui ont perturbé les récoltes. Mais l’on accuse aussi le secteur de la grande distribution de profiter de ce contexte pour augmenter ses prix. Au final, ce sont bien les circuits de vente directe et les hard-discounters qui pourraient tirer leur épingle du jeu. Du côté d’Interfel, l’interprofession des fruits et légumes, on rappelle que « les prix des fruits et légumes frais, produits vivants et fragiles, sont par essence variables car soumis aux aléas climatiques tant au niveau de la production que de la consommation ». Et l’organisation professionnelle d’ajouter : « Plus que d’afficher des augmentations ou des baisses de prix, il est important d’expliquer aux consommateurs ces variations régulières, propres à la filière des fruits et légumes frais ».
Prix différents selon le lieu de vente
Par rapport à l’été 2012, le prix moyen des fruits a augmenté de 14 % et celui des légumes a bondi de 17 %, constate Familles Rurales. Une augmentation qualifiée de « nette » étant donné qu’entre 2011 et 2012, celle-ci n’avait été « que » de 3 % pour les fruits et de 5 % pour les légumes. Le prix moyen de ces derniers en 2013 rejoint ainsi celui de 2008, année de mauvaises récoltes… dues justement aux conditions climatiques. Pour tenter de justifier ces situations, Interfel souligne des retards et des baisses de productions pour un certain nombre de produits en raison d’un printemps frais et pluvieux, auquel s’est ajouté un manque d’ensoleillement.
Parmi les produits qui ont connu la plus forte inflation, on retrouve la courgette (+ 32,6 %), la poire (+ 31,4 %) et la pomme (+ 30,4 %). Au cours de l’été 2013, selon les observateurs du réseau Familles Rurales, c’est au sein des hard-discount et d’autres enseignes de la grande distribution qu’un panier de fruits et légumes est le moins cher. En comparaison, on retrouve les prix les plus élevés sur les marchés.
Recommandations aux consommateurs
Alors que la consommation des fruits et légumes augmente régulièrement en France, « malgré un contexte difficile pour les ménages », Familles Rurales recommande plus que jamais aux consommateurs « d’opter pour des fruits et légumes de proximité, en appui aux producteurs locaux, et de saison, écologiquement plus responsables ». Un choix qui devrait profiter aux circuits courts tandis que l’on constate dans le même temps la présence d’un plus grand nombre de produits étrangers sur les étals, affichés à des prix inférieurs à ceux des produits d’origine France.
Vincent Fermon
Découvrez l'intégralité de l'article dans le Journal Horizons NPDC
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