Écrit le 14 novembre 2016 par Emmanuel Fleury

Fongicide blé : Des programmes à adapter à la variété, même cette année !

Le printemps 2016 exceptionnellement pluvieux a provoqué une expansion des maladies notamment la septoriose et la fusariose. Quelles adaptations fallait-il faire dans les programmes fongicides pour gérer correctement et à moindre coût ces problématiques ?

Courbe de réponse : Ne pas monter en dose avec des variétés tolérantes aux maladies
Objectif :
Établir une courbe de réponse à des doses croissantes de fongicides, sur la base d’un programme en trois passages.
Protocole :
Ces essais ont été mis en place sur deux variétés de sensibilité aux maladies contrastées (Fructidor, tolérante et Expert, sensible).
Cette année, l’essai fongicide situé à Agny (62) relève une nuisibilité de 29,6 q/ha soit 20 % du rendement sur la variété Expert alors que la nuisibilité constatée sur le Fructidor est de seulement 16,6 q/ha soit 12,6 % du rendement.
Dans les essais, le programme GEDA correspond aux préconisations de base des conseillers Chambre d’agriculture dans les GEDA. Par rapport à ce programme GEDA, les doses de fongicide sont ensuite modulées de + ou – 50 % pour chaque passage. Ceci afin de déterminer la pression maladie de l’année.

Sur variété tolérante, Fructidor

La conduite correspondant aux préconisations moyenne des GEDA offre le meilleur compromis technico-économique. Cette conduite a procuré le meilleur rendement brut (rendement récolté) et net (rendement économique) de l’essai.

À la suite, mais sans différence significative nous trouvons la conduite intensive ‘’CR+50 %’’ Cependant le surcout du programme engendre un résultat net (résultat économique) bien moindre que la conduite classique.

Puis on retrouve la conduite allégée dite ‘’CR-50%’’ dont le résultat brut est décevant mais dons le résultat net est à la hauteur de celui de la conduite intensive. En dernier on retrouve le témoin sans fongicide qui décroche.

 

Sur variété sensible, Expert

 

Sur variété sensible et forte pression maladie, le programme intensif procure le meilleur rendement brut cependant le rendement net est équivalent à la conduite classique compte tenu du coût de protection élevé. La conduite classique GEDA est donc malgré ce contexte un itinéraire intéressant pour les agriculteurs.

Le programme à dose réduite décroche nettement, tant en rendement net qu’en rendement brut. Cela est dû à la pression maladie particulièrement élevée de l’année.

Le témoin (aucune intervention) finit donc naturellement en retrait.

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