Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Filière oléoprotéagineux 2013 : les acteurs parient sur une reprise des surfaces

Les rendements corrects associés à des prix élevés et à une prime couplée à hauteur de 200 euros/ha sont de bon augure pour 2014, notent les représentants de la filière. Ce qui laisse espérer une reprise des surfaces dès cette année.

La région nord tire son épingle du jeu

Sur la base des chiffres avancés par le Cetiom, le centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre, la campagne colza 2013 s’achève sur un bilan mitigé avec une production estimée à 4 500 000 tonnes, en retrait de 17 % par rapport à la 2011/2012 et de 13 % environ par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Une situation qui résulte d’une diminution des surfaces de 6 % du fait d’un fort taux de retournement, parfois égal ou supérieur à 30 % dans certaines régions traditionnellement productrices et d’un rendement moyen estimé, fin août par le Cetiom, à 31 q/ha, en baisse de 8,5 % par rapport à 2011/2012, voire de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ce qui équivaut à une production de l’ordre de 450 000 tonnes à l’échelon national. Le nord de la France a été relativement épargné avec des niveaux de rendement compris entre 35 et 40 quintaux/ha et même plus.
Les teneurs en huile sont souvent élevées, avec une moyenne France qui devrait se situer à plus de 45 %.

Pour la campagne en cours, les intentions de semis seraient en légère baisse par rapport à celles de l’année passée. Les conditions climatiques ont permis globalement un travail du sol de qualité et des implantations dans de bonnes conditions. Le contexte sanitaire des parcelles est plutôt bon, avec une pression maladie bien contenue (peu de phoma et de phompsis).

Protéagineux, les surfaces se stabilisent

Si les rendements pour les protéagineux s’affichent à des niveaux corrects, il en va de même s’agissant de la rémunération des marchandises prime couplée en sus, indique l’Unip, l’interprofession des protéagineux.
Le rendement moyen national en pois devrait s’établir autour de 45 q/ha (résultat encore provisoire) soit en légère hausse par rapport à la moyenne des 10 dernières années. En féverole, les résultats devraient être nettement en dessous des niveaux record de 2008 et 2012, mais meilleurs que ceux de 2010 et 2011. Ceci, malgré des dates de semis retardées qui avaient fait craindre une fin de cycle décalée.

Au final, le rendement moyen national en pois est proche de 45 q/ha (source UNIP, d’après les enquêtes Arvalis-institut du végétal et SSP). En féverole, les résultats devraient être sensiblement en dessous des niveaux record de 2008 et 2012, mais meilleurs que ceux de 2010 et 2011.

Philippe Duboelle

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