Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Filière équine : une grande disparité observée

Sur les quatre régions gérées par le réseau Références (Normandie, Nord-Pas de Calais, Picardie et Bretagne), 63 exploitations sont suivies de l’élevage spécialisé à la diversification d’une exploitation agricole. Très diversifié, le secteur équin a des résultats très variés. Le réseau Références a essayé de donner les grands points de la filière.

Une main d’oeuvre importante

Les structures équines sont plutôt de tailles moyennes avec une main d’oeuvre importante. Les clubs comptent en moyenne 53 équidés pour trois unités de travail humain et les pensions 34 chevaux pour le même nombre d’UTH. Cette main d’oeuvre est plutôt efficace, un UTH gérant près de 15 équidés. « Une bonne moyenne », estime Emmanuel Renard, de la Chambre d’Agriculture de l’Aisne. Cependant, malgré une main d’oeuvre efficace, la pension semble tirer son épingle du jeu avec un produit par Umo plus élevé, d’un peu plus de 10 000 euros.
Les revenus d’un centre équestre sont plus variés, répartis entre centre équestre et les activités de pension. Les charges opérationnelles sont sensiblement les mêmes avec un part importante de l’alimentation environ 35 % La litière et les frais vétérinaires sont le deuxième poste de dépense proche de 15 % et 12 %. Des charges importantes pour les structures car elles reviennent à près de 1800 euros par tête en pension et 1 600 euros en centre équestre. À noter que si dans les pensions suivies, il y a a peu de disparités pour les charges, ce n’est pas le cas en centre équestre. En effet, les charges opérationnelles varient de façon importante entre 500 et 3 500 euros par UGB et par an.

Des charges à maitriser

Touchés aussi par la hausse du coût des matières premières, le coût alimentaire, première charge des structures est aussi à surveiller. Les centres équestres qui possèdent une surface en herbe inférieure à celle des pensions est d’autant plus touché. En effet, « on observe de gros écarts en fonction des surfaces et de leur optimisation ». Plus la SFP est importante, plus les coûts alimentaires ont tendance à diminuer, notamment grâce à une charge en fourrage plus faible. « Il faut aussi faire attention aux chevaux inactifs, qui consomment aussi de la nourriture mais ne participent pas à l’activité économique », souligne Emmanuel Renard.

Des résultats disparates

Les structures équestres doivent également faire face à des charges de structures élevées. Le premier poste sont la main d’oeuvre, foncier et la mécanisation. Pour les conseillers du réseau Références, les résultats économiques sont très disparates. Une situation qu’ils espèrent améliorer grâce à de nouveau outils (voir encadré).

Carole Gautier

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