Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Anniversaire : Oxygen regarde vers le futur

L’entreprise de contrôle laitier qui a ouvert ses portes en fin de semaine dernière à ses adhérents, avait également convié ses nombreux partenaires à lever le voile sur un certain nombre de technologies d’avenir.

Une sélection au poil…

L’amélioration génétique du cheptel laitier demeure l’une des priorités du contrôle laitier depuis sa création. 60 ans plus tard, les méthodes ont évolué. Avec notamment le développement Sexing Technologies proposé par Gènes Diffusion, une méthode de sexage des animaux au moment de l’insémination qui permet à l’éleveur d’espérer un taux d’animaux femelles à la naissance de l’ordre de 91 %, soit le pourcentage observé sur la zone d’activité du centre d’insémination contre moins de 50 % en mode conventionnel. Cette méthode qui entraîne un coût supplémentaire pour l’éleveur, de l’ordre de 18 euros/dose, présente des avantages en terme de renouvellement du troupeau, qu’il s’agisse de limiter les achats de génisses à l’extérieur, de faciliter les naissances sur génisses ou de valoriser les meilleures souches présentes dans le troupeau. En 2013, 10 % des IAA seront réalisées selon cette méthode. À signaler un taux de fertilité moindre estimé entre 10 et 11 % lié à une moindre virulence des spermatozoïdes.

Autre technique très en vogue, la sélection assistée par marqueurs (SAM) qui permet de prédire le potentiel génétique d’un mâle ou d’une femelle de l’espèce bovine grâce à l’étude de son ADN. Cette technologie de la génomique rendue possible grâce au recours d’une puce ADN qui identifie des milliers de marqueurs, aujourd’hui utilisée sur trois races (Prim’Holstein, Montbéliarde et Normande), offre une fiabilité d’index génomique comprise entre 50 et 75 % pour l’ensemble des caractères connus (morphologie, production, taux de MG…).

Ainsi, dès sa naissance, il est possible, grâce au génotypage, d’évaluer avec quasi précision, le niveau de production laitière à venir ou encore le taux de fertilité de la génisse. Cette technique qui est également transposable sur les mâles permet désormais de faire l’impasse sur la technique du testage ; pour ce faire, les spécialistes procèdent au prélèvement d’un poil de la queue, là où se situe la plus grande concentration d’ADN. Là encore, ce type d’avancée technologique qui va permettre d’optimiser les accouplements à venir, présente un coût, entre 75 et 95 euros/animal dans le cas de la puce 6 kA, de 125 à 135 euros/animal pour la puce 54 kA.

Anticiper les attentes des consommateurs

En parallèle à l’amélioration génétique du troupeau laitier, Oxygen demeure particulièrement sensible à la qualité du lait en apportant notamment un accompagnement aux éleveurs en matière de lutte contre les mammites cliniques qui, selon Jérémie Bocquillon, « demeurent la première pathologie en élevage laitier ». Avec pour conséquence, un manque à gagner pour l’éleveur estimé à 230 euros/mammite du fait de la chute de production, les frais de traitement vétérinaires, la non commercialisation du lait ou encore de la réforme ou de la mortalité engendrés par la maladie. Des problèmes liés le plus souvent aux conditions de confort de vie de l’animal, d’alimentation ou de réglage et de nettoyage des installations de traite qui peuvent entraîner des contaminations au sein du troupeau. Là encore, le recours à la génétique peut apporter une réponse partielle à cette problématique en proposant des souches d’animaux offrant un meilleur index dans ce domaine.

Toujours dans le but de satisfaire les attentes des consommateurs, l’étude conduite par Céline Debonne visant à augmenter le taux d’acides gras polyinsaturés dans la composition du lait, montre qu’en modifiant l’alimentation (apports d’herbe pâturée en plus grande quantité, de graines de lin ou de colza…), il est possible d’accroître la concentration du lait en Omega 3, et Omega 6, une évolution qui, selon cette future conseillère, « va devenir un critère de qualité à l’avenir ».

Philippe Duboelle

Découvrez l'intégralité de l'article dans le Journal Horizons NPDC
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