Écrit le 20 mai 2014 par Horizons

Agneaux : Les éleveurs du Haut-Pays ouvrent leurs portes

Chaque année en mai, les éleveurs d’agneaux du Haut-Pays ouvrent une de leurs 15 exploitations au public. Le 8 mai prochain, c’est au tour de la SCEA des deux villages basée à Hulluch, à cinq kilomètres de Lens, d’accueillir ses voisins. Le but de l’opération : conquérir l’appétit des consommateurs. Une opération séduction pour cette association régionale d’éleveurs, qui souhaite communiquer sur la viande d’agneau, dont la consommation avait été touchée en 2001 par la fièvre aphteuse, la marque Agn’hauts Pays et sur ses pratiques d’élevage. Démonstrations de tonte, de chien de troupeau et d’échographie. Les éleveurs font le pari de l’ouverture sur leurs pratiques et de la convivialité. « Les visiteurs sont généralement impressionnés par la vitesse et la précision de la tonte », explique Nicolas Béghin, qui élève des agneaux depuis son installation en 2005. Le rendez-vous n’est pas conçu spécifiquement pour les agriculteurs, à qui une réunion d’information sur la filière est dédiée au cours de l’année.

350 brebis consommés dans la région

À Hulluch, les visiteurs feront connaissance avec les 350 brebis de race Île- de-France et Inra 401, et les sept béliers de Nicolas Béghin dans un bâtiment récent de 2007 où sont stockés des aliments entièrement produits sur l’exploitation. Derrière la convivialité, l’économique. L’atelier ovin créé en 2005 a permis à Nicolas de s’installer sur les 70 hectares de la structure de l’époque. « Les terres étaient prisées, notamment par des zones d’activité. Et le porc n’allait pas bien à l’époque », explique-t-il. En 2007, il investit 150 000 euros dans une nouvelle installation d’élevage d’agneaux. Aujourd’hui, son travail alterne entre ses 140 hectares de grandes cultures et son atelier à raison de deux heures d’astreinte journalière, et 15 heures par jour pendant les périodes d’agnelage.

De bouchers à éleveurs

L’idée d’élever des agneaux ? « C’est un boucher-éleveur, qui faisait de la sélection, qui m’a donné l’idée. » Depuis, les bouchers ne l’ont pas quitté. La filière Agn’hauts Pays fournit en direct des artisans-bouchers de toute la région. « Chaque éleveur a son boucher. Je l’appelle le samedi, je trie le dimanche, la bête est abattue le lundi, et nous livrons le mardi en boucherie. » Nicolas Béghin livre trois bouchers, sur les 20 livrés par l’association. En 2010, le camion a sillonné le Haut-Pays pour collecter 2 700 agneaux, qu’il livre aux abattoirs, puis aux bouchers de la région. Ces agneaux « nés, élevés et abattus dans la région » ne mangent pas de produits d’ensilage. Chez Nicolas Béghin, les brebis sont nourries de blé, de féverole, de foin et de pulpe de betterave. Le 8 mai, les visiteurs pourront juger sur pièce.

Mathieu Robert

 

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