Archives mensuelles : janvier 2017

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Les prix des produits de consommation courante n’ont augmenté que de 4,9% sur dix ans selon Familles rurales

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Depuis 2006, les prix des produits de consommation courante (alimentaire, produits d’hygiène et d’entretien) ont augmenté de 4,9%.

Ceci implique une baisse en termes réels si l’on tient compte de l’inflation qui a été, sur la même période, de 14%. Si les « premiers prix » et marques nationales ont vu leurs prix augmenter de plus de 7% (euros courants), ceux des marques de distributeurs enregistrent une moyenne stable (-0,05%) sur 10 ans, malgré des variations d’une année sur l’autre.

Un phénomène que Dominique Marmier, président de Familles rurales, explique notamment par « la guerre des prix terrible » qu’a menée la grande distribution pendant des années. La fédération note cependant que depuis quelques années, la qualité prime sur les prix en tant que critère de choix chez les consommateurs.

Ainsi, en 2016, 43% des sondés ont affirmé que leur premier critère déterminant était la qualité ; 30% ont mentionné le prix en critère de choix numéro un. Entre 2015 et 2016, les prix sont restés stables (+0,37%). Cependant, le prix du panier varie du simple (97,59€) à quasiment le double (180,29€) selon que les produits soient « premiers prix » ou de marque nationale.

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Salon de l’agriculture 2017 : retour d’un espace pro, présence renforcée des start-up

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La prochaine édition du Salon de l’agriculture, qui se déroulera du 25 février au 5 mars, verra le retour d’un espace professionnel au sein de ce salon plutôt grand public, sous la forme d’exposition de matériel dédié aux éleveurs.

«Cet espace existait il y a sept-huit ans. Certains ont émis le souhait de le voir revenir», expliquait Jean-Luc Poulain, président du salon, lors de la conférence de presse de présentation le 24 janvier.

L’édition sera aussi marquée par le renforcement de l’espace dédié aux start-up agricoles, notamment occupé par l’association de start-up agricoles La Ferme digitale, dont le stand «double voir triple sa taille», rapporte Jean-Luc Poulain. Les organisateurs vont également renforcer l’espace international, et la «traçage» des visiteurs professionnels, dont le nombre est jusqu’ici mal évalué; entre 30000 et 40000 (sur plus de 600 000 visiteurs au total), estiment les organisateurs.

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Moins de viande, plus de légumineuses et de céréales complètes, recommande l’Anses

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Les Français devraient manger davantage de légumineuses, produits céréaliers complets, fruits et légumes, certaines huiles végétales et limiter leur consommation de viande, hors volaille, et surtout de charcuterie, boissons sucrées, a estimé le 24 janvier l’Anses.

Dans un avis, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation recommande d’apporter des « évolutions fortes » aux repères de consommation alimentaire, lancés en 2002 via le PNNS (Programme national nutrition santé). Il s’agit d’aller vers une consommation renforcée et régulière de légumineuses (comme les lentilles, fèves ou pois chiches), privilégier les produits céréaliers les moins raffinés (pains, pâtes et riz complets ou semi-complets par exemple), favoriser la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (telles que les huiles de colza et de noix).

L’Anses infléchit sa position pour la consommation de viande : pas plus de 500 g par semaine hors volaille et la « nécessité de réduire considérablement » la consommation de charcuterie, à 25 g par jour maximum. Même drapeau rouge pour le sucre, l’agence invitant à limiter la prise de boissons sucrées (sodas, mais aussi nectars et jus de fruits) à moins d’un verre par jour. Si les cinq portions de fruits et légumes sont toujours de rigueur, l’Anses invite à privilégier les légumes.

Portrait of breeder standing in farmland

Un avis du CESE pour renforcer la place des jeunes en milieu rural

Portrait of breeder standing in farmland

Dans son projet d’avis intitulé «Place des jeunes dans les territoires ruraux», rendu public le 11 janvier, le Conseil économique social et environnemental (CESE) a émis plus d’une vingtaine de propositions d’actions pour «renforcer la place des jeunes dans les territoires ruraux», à la demande du Premier ministre.

Ces propositions sont regroupées sous trois axes : « rendre obligatoire une compétence jeunesse territorialisée, créer une démarche de campus ruraux de projet dédiée à l’accompagnement des jeunes dans leurs projets et mettre en place un pacte jeunes ruraux dans le cadre des comités interministériels aux ruralités ».

Dans ce projet d’avis, le Cese fait le constat d’une jeunesse rurale qui entre tôt sur le marché du travail. En moyenne, le taux de chômage est moins élevé qu’en ville, mais « la proportion de jeunes ni en formation, ni en emploi est plus élevée ».

Le Cese note également qu’en milieu rural « les différences entre femmes et hommes devant la formation et l’emploi sont particulièrement prononcées » en défaveur des femmes. De plus, « les jeunes des territoires ruraux ont plus qu’en ville confiance dans les relations de proximité mais leur confiance dans les institutions représentatives a fortement baissé ». L’accès à la culture, aux soins, aux loisirs et le manque de transports publics restent toujours une vraie problématique, selon le Cese.

 

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Alimentation animale : baisse de 4,7% de la fabrication d’aliments composés depuis janvier 2016

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« En cumul sur les onze premiers mois de l’année, la fabrication industrielle d’aliments composés affiche une baisse de 4,7%, imputée à une baisse généralisée dans chaque filière mais plus particulièrement pour les bovins », annonce Agreste dans une note de conjoncture du 10 janvier.

  • En volailles, en cumul depuis le début de l’année, la filière affiche une baisse de 4%, «principalement due à un retrait des exportations de poulet de chair vers les pays tiers et en particulier vers le Moyen-Orient ».
  • En porcs, le recul atteint 4,2% et pour les porcs à l’engrais, le volume d’aliments complets a régressé de 4,4%. « Le repli des cours des tourteaux de soja, du maïs et du blé en 2015, favorise un recours plus important aux aliments fabriqués à la ferme », explique Agreste.
  • Du côté des bovins, la production recul de 8% depuis janvier 2016.
  • Par contre, en ovins, caprins, la production est en hausse de 2,1%. En novembre 2016 par rapport à novembre 2015, la production est en hausse en ovins-caprins (+9,3%) et en volaille (+2,3%). Elle est presque à l’équilibre en lapins (0,4%) et bovins (0,3%).
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Le négociant digital Comparateuragricole.com vise 50 000 tonnes de céréales vendues en 2017

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Comparateuragricole.com, premier site de négoce en ligne consacré aux céréales, vise 50 000 t de blé, orge, colza et maïs vendues cette année, a-t-il indiqué le 10 janvier.

« Notre objectif est d’atteindre 50 000 tonnes de céréales en 2017 », a affirmé Pierre-Antoine Foreau, président fondateur de la plateforme qui revendique 400 producteurs inscrits pour 20 000 tonnes de grains commercialisés depuis son démarrage en avril 2016.

Elargi à toute la France en décembre, Comparateuragricole.com promet aux agriculteurs « le meilleur prix » pour vendre leur récolte « jusqu’à 15 euros de plus la tonne, soit un gain de 10 % ». « On optimise la logistique au maximum », a-t-il souligné. Agréé OS (organisme stockeur), le site joue le rôle d’intermédiaire entre l’agriculteur et les acheteurs, en sélectionnant des offres de prix départ ferme. Il fait lui-même appel à des transporteurs.

L’outil s’adresse aux « 100 à 120 000 céréaliers stockeurs, représentant 20 Mt » sur les quelque 70 Mt de production nationale, selon les responsables issus de la start-up beauceronne Biagri. Comparateuragricole.com propose aussi l’achat d’engrais, avec 3 000 t contractualisées depuis le lancement en juin. Le négociant digital affiche au total plus d’1 million d’euros de chiffre d’affaires

Emploi agri

Refinancement des exploitations : X. Beulin demande l’intervention de B. Cazeneuve

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Deux mois après la publication de l’instruction technique du ministère de l’Agriculture décrivant les modalités de mise en œuvre du pacte de refinancement des exploitations, Xavier Beulin demande à Bernard Cazeneuve d’identifier « les raisons et responsabilités » des dysfonctionnements et « de proposer les inflexions nécessaires ».

Dans un courrier du 5 janvier, le président de la FNSEA informe le premier ministre que d’après « les remontées du terrain » très peu d’agriculteurs ont pu bénéficier d’une garantie de la BPI dans le cadre d’une demande de prêt à leurs banques. « La plupart des dossiers présentés à la BPI ne seraient pas éligibles » indique-t-il. Craignant que les agriculteurs recourent à des prêts «à des taux plus élevés, ou à des sûretés privées gagées sur les biens propres de l’exploitant », Xavier Beulin, qui pointe l’engagement « déterminant » de Manuel Valls, demande à son successeur Bernard Cazeneuve de s’engager à son tour « aux côtés des agriculteurs de France ».

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Oeufs : des prix à la production en progression en novembre

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Au mois de novembre, le prix à la production de l’œuf est en progression de 20% par rapport à novembre 2015 et de 14% par rapport la moyenne quinquennale, rapporte le ministère de l’Agriculture dans une note de conjoncture parue le 9 janvier.

Le ministère note que cette hausse intervient «dans un contexte de production française plutôt réduite et de demande intérieure soutenue.» En effet, au cours des neuf premiers mois de 2016, la production totale d’œufs de consommation calculée par bilan est en baisse (- 2,9%) par rapport à la même période en 2015. Cependant les prévisions tablent sur une hausse de la production d’œufs de consommation de 5 % pour le mois de février 2017, en glissement annuel.

Les producteurs d'ail craignent la concurrence espagnole et chinoise

La production française d’ail en fort recul depuis les années 2000

Les producteurs d'ail craignent la concurrence espagnole et chinoise

« Avec moins de 20 000 tonnes à la récolte, la France est le quatrième producteur d’ail européen », révèle une étude du CTIFL publiée le 9 janvier.

2 600 hectares environ sont consacrés à la culture d’ail en France, soit 1000 hectares de moins qu’au début des années 2000. Cette baisse des emblavements a conduit à une chute du potentiel de production d’environ 10000 tonnes depuis les années 2000.

Selon les producteurs et les opérateurs de mise en marché, le coût de la main d’œuvre constitue le premier frein à la production d’ail, suivi des « contraintes sanitaires […] et environnementales ». « Les producteurs attendent des solutions pour leur garantir à la fois des rendements à la récolte et des caïeux qui se conservent et se commercialisent correctement », affirme le CTIFL. Au niveau mondial, la Chine, l’Argentine et l’Espagne « forment le trio des principaux fournisseurs du commerce international » ; l’Espagne étant en Europe, « loin devant », les autres États européens.

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Sénalia : après une année record, la pire est commencée

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Après une année record d’exportation de grains, de 5,2 millions de tonnes (Mt) en 2015-2016, Sénalia, qui exploite les terminaux céréaliers du port de Rouen, connaîtra sa pire campagne, avec 1,8 Mt chargées prévues en 2016 -2017, a indiqué son directeur général, Gilles Kindelberger, le 6 janvier à l’assemblée générale de Sénalia.

Les volumes chargés à bord des navires ont été supérieurs de plus d’un million de tonnes par rapport à la campagne précédente, entre autres du fait d’un record d’export d’orges (près de 1,9 Mt). La récolte de blé 2016 en chute de 30% devrait entraîner un effondrement de 66% des volumes expédiés par Sénalia en 2016 -2017.

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