Archives mensuelles : novembre 2016

sapin

Les premiers sapins Label rouge arrivent pour Noël

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Des sapins Label rouge, à l’esthétique et la fraîcheur garanties, seront disponibles pour la première fois ce Noël, après leur autorisation officielle le 20 novembre.

L’homologation du Label rouge pour les sapins de Noël coupés a été publiée au Journal officiel, ouvrant la voie à l’arrivée des premiers sapins dans les points de vente début décembre. « C’est une bonne nouvelle, nous étions dans les starting-blocks », a expliqué à l’AFP Catherine Seck, déléguée générale de l’organisme de défense et de gestion Excellence Végétale qui avait demandé ce label.

Selon son cahier des charges, ce Label rouge doit garantir une esthétique supérieure, avec notamment une bonne densité, une forme conique, et une flèche pas trop longue. Il doit aussi garantir la fraîcheur des sapins, qui n’auront pas été coupés avant le 21 novembre et donc arriver sur les lieux de vente début décembre. Le nombre des sapins Label rouge devrait cependant être limité cette année, avertit la responsable, 20 000 devant être disponibles pour ce Noël. Les Français privilégient les sapins naturels pour Noël et en ont acheté 5,3 millions en 2015, selon les données de FranceAgriMer. Cela représente un marché de 140 millions d’euros. 80 % de ces sapins sont cultivés en France.

vaches

Stéphane Le Foll annonce une aide de 150€ par jeune bovin vendu et de 1000€ par éleveur laitier

vaches

« Nous allons mettre en place une aide de 150€ par jeune bovin vendu dont le poids carcasse sera inférieur à 360kg entre janvier et février », a annoncé Stéphane le Foll, le 18 novembre.

Il s’agit, selon lui, de favoriser une diminution de la quantité de viande disponible sur le marché, afin de soutenir les prix. Il a également annoncé une aide de 1 000€ par producteur laitier ayant intégré le Plan de soutien à l’élevage (demande d’aide) et membre d’une organisation de producteurs ou d’une coopérative.

Cela concernerait environ 23 000 exploitations (enveloppe de 23 millions d’euros). L’argent utilisé pour ces mesures est issu des 500 millions d’euros attribués par Bruxelles en juin dernier pour faire face à la crise laitière en Europe (49,9M€ pour la France, enveloppe doublée par l’État).

Du côté des négociations commerciales, il a appelé à des négociations « dans des conditions de responsabilités mutuelles », affirmant qu’une « réunion du comité de suivi » se tiendra en décembre et que « la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ferait appliquer la loi ».

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Aides PAC 2015 : près de 5 000 dossiers toujours en attente de traitement sur près de 400 000

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Concernant les aides PAC 2015, le ministère a annoncé, le 18 novembre, que près de 5 000 dossiers étaient en attente de traitement.

Dans le cas des aides découplées (Droit à paiement unique, paiement vert, paiement redistributif et paiement Jeunes agriculteurs), 1 000 dossiers étaient confrontés à un problème informatique, nécessitant un traitement manuel.

Dans le cas des demandes d’Indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), près de 4 800 dossiers, soumis à des contrôles sur place étaient en attente de traitement, en lien avec les résultats des contrôles effectués par l’Agence de service et de paiement.

« L’intégration des retours de contrôles est une opération informatique lourde qui est en cours », a précisé le ministère. 353 500 dossiers d’aides découplées et 92 097 dossiers de demande d’ICHN ont été déposés en 2015. Le ministère a également confirmé qu’un troisième versement d’aide ICHN aurait lieu en fin d’année pour utiliser l’enveloppe dans son ensemble (1, 056 milliard d’euros). Stéphane le Foll doit rencontrer le 22 novembre une délégation FNSEA et JA au sujet des retards de paiement des aides PAC.

prairie

Deux Régions dont les Hauts de France n’ont pas respecté le maintien des prairies permanentes

Selon la FNSEA qui a rencontré le cabinet du ministre de l’Agriculture il y a quelques jours, deux Régions, les Hauts de France et la Normandie ne respectent pas l’une des trois conditions d’accès au paiement vert de la PAC : le maintien des prairies permanentes au niveau régional.

Cela aura des conséquences pour les agriculteurs de ces régions ; un ratio de référence est fixé pour chaque région qui ne doit pas baisser au-delà de certains seuils, et Bruxelles prévoit des mesures correctives dans les régions qui ne respectent pas ces seuils: s’il baisse de 2,5 à 5% par rapport à une référence fixée en 2012, comme c’est le cas en Normandie, tout retournement doit faire l’objet d’une autorisation de l’administration.

À plus de 5%, comme dans les Hauts de France, les éleveurs ayant retourné une prairie dans les deux années précédentes, doivent en restaurer une partie. Dans un communiqué paru le 10 novembre, la FNSEA accuse le ministère d’avoir trop tardé à faire cette annonce. Même si elle intervient avant la date légale fixée par Bruxelles, le 15 novembre, de nombreux agriculteurs ont déjà semé les parcelles concernées, explique Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, qui dénonce la gestion «calamiteuse» de la PAC par l’administration française.

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Fongicide blé : Des programmes à adapter à la variété, même cette année !

Le printemps 2016 exceptionnellement pluvieux a provoqué une expansion des maladies notamment la septoriose et la fusariose. Quelles adaptations fallait-il faire dans les programmes fongicides pour gérer correctement et à moindre coût ces problématiques ?

Courbe de réponse : Ne pas monter en dose avec des variétés tolérantes aux maladies
Objectif :
Établir une courbe de réponse à des doses croissantes de fongicides, sur la base d’un programme en trois passages.
Protocole :
Ces essais ont été mis en place sur deux variétés de sensibilité aux maladies contrastées (Fructidor, tolérante et Expert, sensible).
Cette année, l’essai fongicide situé à Agny (62) relève une nuisibilité de 29,6 q/ha soit 20 % du rendement sur la variété Expert alors que la nuisibilité constatée sur le Fructidor est de seulement 16,6 q/ha soit 12,6 % du rendement.
Dans les essais, le programme GEDA correspond aux préconisations de base des conseillers Chambre d’agriculture dans les GEDA. Par rapport à ce programme GEDA, les doses de fongicide sont ensuite modulées de + ou – 50 % pour chaque passage. Ceci afin de déterminer la pression maladie de l’année.

Sur variété tolérante, Fructidor

La conduite correspondant aux préconisations moyenne des GEDA offre le meilleur compromis technico-économique. Cette conduite a procuré le meilleur rendement brut (rendement récolté) et net (rendement économique) de l’essai.

À la suite, mais sans différence significative nous trouvons la conduite intensive ‘’CR+50 %’’ Cependant le surcout du programme engendre un résultat net (résultat économique) bien moindre que la conduite classique.

Puis on retrouve la conduite allégée dite ‘’CR-50%’’ dont le résultat brut est décevant mais dons le résultat net est à la hauteur de celui de la conduite intensive. En dernier on retrouve le témoin sans fongicide qui décroche.

 

Sur variété sensible, Expert

 

Sur variété sensible et forte pression maladie, le programme intensif procure le meilleur rendement brut cependant le rendement net est équivalent à la conduite classique compte tenu du coût de protection élevé. La conduite classique GEDA est donc malgré ce contexte un itinéraire intéressant pour les agriculteurs.

Le programme à dose réduite décroche nettement, tant en rendement net qu’en rendement brut. Cela est dû à la pression maladie particulièrement élevée de l’année.

Le témoin (aucune intervention) finit donc naturellement en retrait.