Archives mensuelles : octobre 2016

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Le programme Nature 2050, un outil pour financer la transition écologique des territoires

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Le CDC Biodiversité, filiale du groupe Caisse des dépôts, vient de lancer le programme «Nature 2050», un programme post-COP21 d’adaptation des territoires aux changements climatiques, selon un communiqué, le 18 octobre.

Il s’adresse aux entreprises publiques et privées souhaitant agir volontairement pour la nature et leurs territoires en contribuant à son financement. Les actions menées seront basées sur les solutions naturelles pour «protéger, connecter, restaurer (…) les zones humides, les continuités écologiques, les espaces forestiers et agricoles, la biodiversité urbaine.» Elles doivent par ailleurs être menées avec les professionnels (agriculteurs, forestiers, collectivités, etc).

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Pomme de terre : le CNIPT appelle à la prudence dans les emblavements

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Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT) appelle les producteurs à la prudence dans leurs emblavements pour éviter une surproduction en 2017.

Si les conditions météorologiques sont normales l’an prochain, avec des surfaces emblavées au printemps prochain du même niveau que cette année (125 000 hectares), la pomme de terre rejoindrait le rang des productions en crise. Les emblavements de 2014, de 120 000 hectares ont suffi à engendrer « un effondrement des marchés et une dépression profonde de la filière », rappelle le CNIPT.

L’organisation avertit : l’anticipation des emblavements 2017 « doit se décider avec prudence et en connexion avec les besoins des marchés ». Les cours du tubercule étant corrects cette campagne 2016-2017, les producteurs pourraient être tentés de miser sur cette production en confortant leurs surfaces de la pomme de terre. Mais il semble en tout cas que les céréales absorberont une partie des surfaces de grandes cultures, les céréaliers estimant que la prochaine campagne ne pourra qu’être meilleure que celle de 2016-2017, une des pires qui soit pour le revenu céréalier.

rondins bois

Forêt/bois: le programme national sera adopté d’ici la fin de l’année

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Le projet de Programme national de la forêt et du bois (PNFB) est mis à la consultation du public pour une durée de 21 jours, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, le 17 octobre.

Le PNFB fixe les orientations de la politique forestière, en forêt publique et privée, pour une période de dix ans. Il se fixe quatre objectifs : «créer de la valeur en France, en mobilisant durablement la ressource», «répondre aux attentes des citoyens et s’intégrer aux projets de territoires», «conjuguer atténuation et adaptation des forêts au changement climatique» et «développer des synergies entre forêt et industrie.» Le PFNB doit être adopté par décret «d’ici la fin de l’année».

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Bovins: le cours des vaches de réformes plutôt stable, malgré l’importance de l’offre

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«Les cours des vaches de réformes laitières et allaitantes maintiennent une certaine stabilité malgré une offre qui reste importante et une demande plutôt terne», annonce FranceAgriMer.

L’organisme précise que «le climat automnal relance la demande saisonnière pour les pièces à braiser et permet une remontée des cours des avants». Par contre, le marché des jeunes bovins reste difficile avec une demande italienne «peu présente» et une consommation française «plutôt faible». A l’inverse, le marché du maigre affiche une certaine «fermeté» en vif. «La demande s’oriente sur les broutards de qualité dont les cours se stabilisent et parfois se raffermissent», observe FranceAgriMer.

Ferme des 1000 vaches

Les premiers versements des ATR effectués le 17 octobre

Ferme des 1000 vaches

Les premiers versements des avances de trésorerie (ATR), au titre des aides découplées et aides couplées bovines, sont intervenus le 17 octobre, annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué du même jour.

4,6 milliards d’euros ont été versés à 206000 agriculteurs. Un second versement de 635 millions d’euros sera effectué le 21 octobre au bénéfice de 27000 agriculteurs. «Pour les autres», le versement aura lieu «dans les deux semaines qui viennent».

L’ATR des ICHN sera quant à lui versé «début novembre». 250000 agriculteurs ont déjà rempli leur dossier de demande d’ATR ; les autres peuvent encore faire leur demande par le biais du site Telepac, précise le ministère. Ils recevront leur ATR «environ 4 semaines après la demande».

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Le gouvernement veut fixer une dose maximale de pesticides autorisée dans l’alimentation

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Le gouvernement envisage de fixer une «dose maximale de pesticides autorisée par jour», afin de limiter l’exposition de la population à ces substances à travers l’alimentation, a indiqué le ministère de la Santé à l’AFP.

La veille, Marisol Touraine, ministre de la Santé, avait déclaré vouloir saisir l’Anses : «Nous allons demander à l’Anses de réfléchir à une dose maximale de pesticides autorisée par jour par ingestion via l’alimentation, et à la manière dont cela pourrait se traduire concrètement en matière de recommandations de consommations ou de baisses des limites maximales de résidus (de pesticides) fixées par l’Europe sur certains ingrédients», a précisé le ministère.

Un règlement européen fixe depuis 2008 au niveau de l’Union des «limites maximales de résidus» (LMR) dans les denrées alimentaires. Ces seuils, définis substance par substance, portent sur certains aliments et diffèrent d’un aliment à l’autre. Par ailleurs, contrairement à ce qui existe pour l’eau de boisson, il n’y a pas de limite légale pour le total des substances présentes dans un aliment. La saisine de l’Anses «n’est pas encore faite et sera élaborée en lien avec les ministères de l’Agriculture et de la Consommation, chargés du contrôle de la qualité des denrées», a précisé le ministère de la Santé.

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Prévisions 2016 : -1,5% de chiffres d’affaires pour les coopératives agricoles

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Les experts de Xerfi-Precepta prévoient un recul (-1,5%) du chiffre d’affaires du panel des coopératives agricoles en 2016.

Le bureau d’étude vient de publier une étude sur les coopératives agricoles intitulées «Quels leviers de croissance et compétitivité d’ici 2018?». «Grandes ou petites, toutes les coopératives agricoles françaises ont connu des difficultés en 2014 et 2015», selon les experts.

Ainsi, le top 20 des coopératives a vu son chiffre d’affaires baisser de 1,4% en 2014, puis de 4,9% en 2015. Quant aux coopératives de moins de 150 M€, elles voient aussi leurs chiffres d’affaires se réduire: -3,1% en 2015 et -4% en 2014.

L’étude recommande entre autres de «faire évoluer le statut juridique» des coopératives. Elles sont de plus en plus amenées à chercher «du soutien du côté de l’investissement privé», notamment pour financer le regroupement des coopératives agricoles, précise l’étude. De fait, «les partenariats, fusions entre coopératives et autres acquisitions d’industriels privés se sont multipliés ces dernières années», soulignent les experts. En 2015, le volume des acquisitions a atteint 689 M€.

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L’interprofession de l’œuf fixe un objectif de 50% de poules en élevage alternatifs d’ici 2022

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« On veut faire 50% d’œufs alternatifs d’ici 2022», a déclaré Philippe Juven, président du CNPO (interprofession de l’oeuf), lors du lancement du contrat sociétal d’avenir (CSA) en conférence de presse à Paris, le 14 octobre.

Aujourd’hui, 32% des œufs produits en France le sont dans des élevages alternatifs (sol, plein air, bio), le reste provenant des élevages en cages aménagées. Avec le CSA, la filière entend répondre à une demande de plus en plus forte pour les œufs alternatifs. «Nous avons estimé cette transition à 500 M€», confirme Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO. Ce montant inclut les travaux, mais aussi l’achat de foncier pour les parcours des poules. Les sources de financement seront multiples : «Nous sommes en discussion avec nos partenaires financiers», ajoute P. Juven.

TEF

Machinisme : 74% des distributeurs estiment leur trésorerie plus tendue en 2016

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74% des distributeurs de machines agricoles estiment leur trésorerie plus tendue en 2016 par rapport à 2015, contre 55% en 2015, selon les résultats d’enquête du Syndicat national du service et de la distribution du machinisme agricole (Sedima) et du Syndicat français des industriels de l’agroéquipement (Axema).

Les chiffres, annoncés le 12 octobre en conférence de presse, montrent les difficultés vécues par le secteur en lien avec la crise agricole. « Les industriels voient leur marge baisser », annonce Elodie Dessaert, responsable du pôle économique d’Axema. « Les entreprises ne vont licencier que si elles sentent qu’elles n’ont plus le choix », observe Patrick Perard, président d’Axema.

Trouver du personnel qualifié reste toujours difficile car les machines utilisent des techniques de pointe. Patrick Perard évoque « des entreprises qui ont déjà déposé le bilan ». Du côté de la distribution, Raphaël Lucchesi, président du Sédima estime que « les entreprises continuent à être dans des processus de rapprochement d’entreprise ». Industriels et distributeurs subissent donc de plein fouet la crise agricole.

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Marchés céréaliers : la baisse des prix est terminée, selon ODA

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La société de conseil ODA a estimé le 12 octobre que les marchés céréaliers ont touché le fond.

« On n’attend pas de baisse des prix céréaliers », a déclaré lors d’une journée d’information le directeur d’ODA Agri Louis Verhaeghe, recommandant aux vendeurs d’attendre pour profiter du « risque de hausse ».

Explication: la demande mondiale reste soutenue face à une offre mal répartie, des stocks qui se concentrent en Chine et se réduisent chez les principaux exportateurs de blé. « En cas d’accident météo, la réaction des marchés pourrait être brutale », a-t-il prévenu : les prix bas fragilisent les agriculteurs et modifient la conduite des cultures, alors « plus sensibles aux aléas climatiques ».

Si les observateurs restent focalisés sur les bonnes récoltes de grains dans le monde, ODA voit au contraire des tensions naissantes. En blé, le cabinet réfute des chiffres sur un surplus de production mondiale, considérant plutôt un équilibre par rapport à la consommation et même un déficit en excluant la Chine. En maïs, si le bilan apparaît excédentaire au 30 septembre, c’est l’inverse au 31 décembre, d’après ODA, qui met encore à part l’empire du Milieu. « Le marché du maïs va se tendre jusqu’à la récolte en Amérique du Sud », a estimé le DG Didier Nedelec.