Archives mensuelles : mars 2016

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Plan de soutien à l’élevage : 7,8 millions d’euros versés aux exploitants du Nord et du Pas-de-Calais les plus en difficulté

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Jean-François Cordet, préfet de la région Nord – Pas-de-Calais Picardie, préfet du Nord, a réuni le mercredi 23 mars la cellule d’urgence interdépartementale Nord – Pas-de-Calais chargée de mettre en oeuvre le plan de soutien à l’élevage décidé par le gouvernement.

Huit mois après les premières décisions gouvernementales, plus de 7,8 millions d’euros ont été versés aux exploitants les plus en difficulté dans les deux départements :

–    plus de 2 500 dossiers ont été instruits par les deux directions départementales des territoires et de la mer (DDTM). Près de 1 100 d’entre eux ont abouti à l’attribution de 5,76 millions d’euros d’aides directes.

–    1 054 exploitants du Nord et du Pas-de-Calais ont bénéficié de la prise en charge partielle de leurs cotisations sociales pour un montant de 1,56 million d’euros. Une nouvelle dotation de 1,5 million d’euros vient d’être attribuée à la caisse de MSA du Nord – Pas-de-Calais afin de poursuivre en 2016, l’allègement des charges des exploitants en difficulté.

–    les dégrèvements d’impôts et taxes opérés par la direction régionale des finances publiques (DRFIP) se sont élevés à plus de 550 000 euros.

Devant la persistance et la gravité de la crise qui frappe l’ensemble des filières d’élevage, mais aussi les exploitations de polyculture élevage, un échange a permis de déterminer les voies permettant de repérer les exploitations les plus en difficulté et de leur proposer les dispositifs les mieux adaptés à leur situation en liaison étroite avec les réseaux bancaires, le réseau MSA, les centres de gestion et les organisations professionnelles.

La Banque publique d’investissement a rappelé qu’elle est en capacité d’intervenir en garantie des prêts susceptibles d’être conclus en vue de redresser la situation financière permettant ainsi de protéger les biens propres des chefs d’exploitation.

La cellule interdépartementale se réunira à nouveau à la fin du mois d’avril.

Semis de féveroles sur sol particulièrement humide. Le résultat est plutôt probant même si deux ou trois jours de ressuyage supplémentaire auraient été recommandés.

Combinés de semis pour exploitations moyennes

Le coût d’acquisition d’un combiné pour semis simplifié demeure un frein pour bon nombre d’exploitations moyennes ou de polyculture-élevage, la rentabilité d’un tel investissement se justifiant le plus souvent par un achat à plusieurs.

Face à cette problématique, les constructeurs tentent d’élargir leur offre en proposant des machines de plus petite largeur et moins sophistiquées mais qui conservent un niveau de performance élevé. C’est le cas d’Amazone et Claydon. Tandis que le premier élargit la famille MatriXem avec l’arrivée du Cirrus 03, le second, le constructeur anglais Claydon qui fait ses premiers pas en France, entend capter des parts de marché dans le domaine du semis simplifié grâce à sa technique de semis direct en bande.

Combinés à moins
de 50 000 euros

L’optimisation des coûts d’implantation en agriculture demeure un enjeu fort. En proposant des combinés de semis à moins de 50 000 euros, les constructeurs entendent apporter une réponse dans ce sens.
C’est notamment le cas d’Amazone avec son semoir rapide, le MatriXem Cirrus 3003, d’une largeur de 3 m et équipé d’une trémie de 3 000 litres, un outil trainé de 4,2 tonnes à vide conçu pour semer en un seul passage, y compris « en présence importante de résidus végétaux grâce à un bon dégagement entre les éléments », assure Philippe Goumin, directeur produit. Et ce, à une vitesse comprise entre 8 et 18 km/h, soit un débit de chantier pouvant atteindre 30 ha/jour pour une puissance minimum requise de 120 ch.

 

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En France, la filière laitière bio change d’échelle

Depuis début 2016, les demandes de conversion ne cessent de progresser. Pour maîtriser la vague et éviter de reproduire les travers de la filière du lait conventionnel, la filière bio doit s’organiser.

Les retours de terrain ne trompent pas : la filière laitière bio française passe la vitesse supérieure pour se développer. Christophe Audouin, directeur général de Les Deux Vaches, en fait le constat : « Oui, nous avons des demandes avec une accélération mi-2015. » Il explique le phénomène par « un effet de contagion positif » entre éleveurs. « Ces derniers constatent que […] l’on est sorti du marché de niche », continue-t-il. L’assemblée générale de Lait bio de France (fédération nationale des groupements d’éleveurs laitiers bio), le 15 mars, était l’occasion de se projeter au-delà. La production augmenterait de 8 % en 2017. La tendance prendrait encore de la consistance en 2018. « Nous sommes dans un changement d’échelle », ajoute le président de Lait bio de France (LBF) Patrice Lefeuvre.

Gérer les conversions

Les éleveurs de plus en plus nombreux poursuivent les regroupements. Ainsi « à terme, on aura une organisation de producteurs (OP) bio Sodiaal », témoigne une éleveuse de LBF. Chez Biolait (700 éleveurs bio, 30 % de la collecte française) comme ailleurs, chaque demande est étudiée en fonction de « certains points de vigilance » comme la solidité économique de l’exploitation. « Une conversion, cela vide une trésorerie dans les deux premières années. Souvent, les aides publiques n’arrivent pas à temps. En plus, aujourd’hui, on est sûr qu’il n’y a pas du tout d’équilibre entre le nombre de demande et le budget prévu dans les enveloppes de l’État », annonce Christophe Baron d’emblée. Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, rappelle qu’une réunion est prévue entre la filière, les Régions et le ministère de l’Agriculture sur la question de l’épuisement des la période 2014-2020. Il n’y a cependant date prévue.

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Journée de la femme : les agricultrices, 36% des salariés et 25% des exploitants

À la veille de la journée de la Femme, la Caisse Centrale de MSA (CCMSA) a publié les données 2014 relatives à la part de femmes dans la population agricole. Elles « assument une part importante de l’emploi en agriculture ». Ainsi, en 2014, on comptait 394 000 salariées, soit « 36% des salariés du secteur ». 113 200 cheffes d’exploitation avaient été recensées, soit, « 25,5% de l’effectif des chefs d’exploitation ». Par ailleurs, en 2014 toujours, « 29% des exploitations et des entreprises agricoles comptaient au moins une femme comme exploitante ou co-exploitante ». La CCMSA insiste, dans son communiqué, sur le rôle des femmes dans le « dynamisme du milieu rural».