Archives mensuelles : février 2016

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On élève aussi des bazadaises chez nous!

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Cerise est l’égérie du SIA 2016. De race Bazadaise, elle représente le Sud-Ouest au Salon de l’agriculture. L’occasion de découvrir l’unique éleveur du Nord-Pas de Calais, installé du côté de Maubeuge.

À la frontière entre Maubeuge et Feignies se trouve un élevage allaitant pour le moins atypique. Jean-Claude Meurant y élève des vaches Bazadaises depuis maintenant six ans. Tout d’abord producteur de Blanc Bleu label rouge, il décida de changer de race, pour éviter la contrainte des césariennes. « Je voulais me démarquer », explique l’éleveur, qui a eu l’opportunité de récupérer une dizaine de femelles Bazadaises en septembre 2009.

Une très bonne mère

Grâce à des contacts réguliers avec Excellence Bazadaise, l’organisme de sélection, et des tournées dans le Sud une à deux fois par an, Jean-Claude Meurant possède main- tenant 80 vaches et trois taureaux, ce qui fait de l’élevage un des plus gros élevages de Bazadaises de France. Un investissement : coût de transport, des ani- maux chers à l’achat, les allers retours, mais coup de coeur sur la race, avec ses multiples qualités, à la fois bouchères et d’élevage. « C’est une vache très facile à élever », rappelle Jean-Claude Mérat, qui pour ses vaches, ne se lève plus la nuit. « Elles ont une très grande facilité de vêlage et un instinct maternel important, dont il faut parfois se méfier au moment des mises bas. Pour la viande, la Bazadaise est une des races les plus recherchées avec la Parthenaise. C’est une viande rouge, persillée et avec du goût ». Cela en fait une des races les plus présentes au-delà de nos frontières – en Angleterre, elle est particulièrement appréciée pour sa facilité de vêlage, en Espagne pour son rendement en viande remarquable, en Amérique du Sud et en Australie, elle est utilisée en croisement sur diverses races pour améliorer les croissances des produits aux qualités appréciables. L’inconvénient pour Jean- Claude Meurant s’avère être la recherche de dé- bouchés en Nord-Pas de Calais. Actuellement, les veaux mâles sont vendus comme taurillons, tandis qu’une part importante des femelles sont abattues dans la Sarthe et valorisées par Charal. « C’est un petit créneau avec deux bêtes par semaine au total, vendues pour un rayon spécial races locales dans une grande surface de Bordeaux. Également un boucher d’Anvers qui s’approvisionne régulièrement dans l’élevage ». Jean-Claude Meurant aimerait trouver un boucher local, adepte de Bazadaises, mais « ce n’est pas évident », déplore-t-il. Peut-être que l’émulation autour de Cerise au Salon de l’agriculture l’aidera à faire découvrir la viande de Bazadaise dans la région. 

La Bazadaise, qui est-elle ?

La Bazadaise serait l’une des races les plus anciennes du Midi, son existence remonterait au temps des Romains.

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Née au cœur des coteaux du Massif Landais dans la commune de Bazas, la race Bazadaise compte aujourd’hui 4 000 vaches en France élevées par 135 agriculteurs principalement d’Aquitaine (Gironde, Landes, Lot et Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Dordogne) et de Midi-Pyrénées (Hautes- Pyrénées, Haute-Garonne, Tarn, Ariège, Gers). On trouve également des élevages dans d’autres régions françaises comme le Pays de Loire, le Limousin, la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais ou la Lorraine. Utilisé à l’origine comme race de travail pour le labour des vignes et de débardage des exploitations forestières, l’effectif de la race s’est effondré avec la mécanisation pour atteindre moins de 1000 têtes dans les années 1970. Les éleveurs s’orientent désormais vers l’élevage allaitant et la production bouchère grâce à une qualité de la viande reconnue. Actuellement, il persiste quelques élevages de production de bœufs gras particulièrement prisés. À travers l’organisme de sélection l’Excellence Bazadaise, qui veille à définir les orientations de la race et à préciser les objectifs de sélection qui contribueront à l’amélioration génétique et au développement de la race, un programme technique et génétique lancé dès 1978 a permis d’enrayer le déclin de la race. On dénombre actuellement 4 000 bêtes dans la zone globale de production.

Dominique Marchal

Dominique Marchal : « Ne pas attendre d’être malade pour être prudent »

Dominique Marchal

Reconnu depuis 2006 comme souffrant d’une maladie professionnelle due à l’usage des phytos, l’agriculteur installé en Meurthe-et-Moselle continue son combat pour une indemnisation et une évolution de la législation.

En 2002, on vous a diagnostiqué un syndrome myéloprolifératif, une forme de cancer du sang, qui a depuis été reconnu comme maladie professionnelle due à l’utilisation de produits phytosanitaires. Cela a fait de vous le premier agriculteur à être reconnu comme victime. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Il a fallu quatre ans pour que ma maladie soit reconnue comme d’origine professionnelle devant le tribunal des affaires sociales (TAS) d’Epinal. Avec différentes analyses, j’ai dû faire prouver que la maladie était due à la présence de benzène dans certains produits, alors que les étiquettes n’en faisaient pas forcément mention, et que le benzène peut causer un syndrome myéloprolifératif. Nous avons tout épluché, et finalement, nous avons obtenu gain de cause en 2006.

Hier, vous étiez à nouveau devant une cour de justice, alors qu’un précédent jugement a reconnu l’origine professionnelle de votre maladie. Pourquoi ce nouveau feuilleton ?

Entre 1977, qui est l’année de mon installation, et 2002, j’ai dû employer plus de 200 produits différents sur mon exploitation, factures à l’appui. A partir de là, il a été difficile d’incriminer une firme plutôt qu’une autre. Mon avocat m’a donc conseillé de saisir la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction (CIVI) d’Epinal pour qu’elle condamne le fond de garantie des victimes d’infractions à un dédommagement du préjudice que j’ai subi ; ce qui a été fait. La décision a été confirmée l’année suivante par la cour d’appel de Nancy, qui soulignait alors les fautes des fabricants. Mais l’affaire a été portée devant la Cour de Cassation qui a annulé la décision en décembre 2014 et renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Metz.

Puisque votre maladie a depuis été inscrite sur le tableau des maladies professionnelles, c’est donc la question de l’indemnisation du préjudice subi qui reste en suspens ?

Aujourd’hui, il n’existe pas un fonds spécial pour l’indemnisation des victimes de l’utilisation de produits phytosanitaires, alors que cela existe pour les personnes contaminées par l’amiante. C’est d’autant plus regrettable qu’il faut s’attendre à une augmentation du nombre de victimes dans les années à venir. Malheureusement, je ne suis pas un cas isolé. La décision de la Cour d’Appel de Metz de jeudi (hier) pourrait faire jurisprudence, et intéresser de nombreux collègues malades des pesticides.

Quel a été l’impact de la découverte de votre maladie sur l’activité au sein de votre exploitation ?

Les médecins qui me suivent m’ont conseillé de ne plus m’occuper des traitements. C’est aujourd’hui un salarié qui en a la charge. Nous l’avons prévenu des risques, bien entendu, et il a l’obligation de suivre les recommandations d’usage et de porter des équipements de protection individuelle. Nous avons aussi réaménagé notre assolement en optant pour des cultures moins gourmandes en intrants, avec l’intégration de légumineuses, plus de cultures de printemps. Depuis 4-5 ans, nous sommes plus engagés dans une agriculture de conservation. Nous faisons partie de groupes de réflexion pour tendre vers une agriculture plus raisonnée, avec une autre façon d’aborder l’agriculture.

Pensez-vous que les agriculteurs soient suffisamment informés des risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires, et qu’ils prennent les dispositions nécessaires ?

Il y a une prise de conscience des agriculteurs, mais elle n’est pas encore suffisante. Il ne faut pas attendre de tomber malade pour comprendre la dangerosité des produits que l’on utilise, et être prudent. L’essentiel est de bien se protéger. C’est aussi aux agriculteurs de prendre en main la question de l’utilisation des pesticides, sans attendre que les pouvoirs publics ou que la société civile le fasse.

En 2011, l’association Phytos victimes, dont vous êtes le vice-président a été créée. Quel est son rôle ?

Cette association a été créée à l’initiative de Paul François, agriculteur et membre de l’association Générations Futures, dans le but d’échanger et de recueillir les témoignages de personnes tombées malades du fait d’une exposition aux pesticides. Nous nous sommes rencontrés à partir de 2010, jusqu’au décès en février 2011 d’un agriculteur, Yannick Chénet. A la suite de ces rencontres, il est apparu évident à toutes et tous qu’il ne fallait pas en rester là. Et c’est comme cela qu’en mars 2011, nous avons lancé une association de professionnels victimes des pesticides. Phyto-Victimes regroupe des personnes ou leurs proches qui ont utilisés des pesticides, du fait de leurs activités professionnelles, et qui ont ensuite été victimes de problèmes de santé. L’un des rôles est d’accompagner les victimes en les informant, mais aussi de travailler pour essayer de faire évoluer la réglementation.

Quel regard portez-vous sur la mise en œuvre d’initiatives comme le plan Ecophyto 2018 ? Est-ce que cela est suffisant pour diminuer les risques ?

Cela ne peut qu’être bénéfique, mais c’est mettre la charrue avant les bœufs, puisqu’Ecophyto a été mis en place avant que l’on ait des outils techniques pour répondre aux objectifs fixés par ce plan. Il faudrait qu’en parallèle à la mise en place d’un plan comme Ecophyto, nous puissions avoir des solutions de biocontrôle plus développées. Il existe aujourd’hui des alternatives aux phytos, mais elles sont difficiles à mettre en pratique et peu nombreuses. Il y a aussi la possibilité de se convertir à l’agriculture bio, mais cela n’est pas non plus transposable partout. On a tendance à mettre la pression sur les agriculteurs, alors que c’est sur les firmes qui fabriquent et vendent les phytosanitaires qu’il faudrait la mettre en premier. Les agriculteurs ne sont que des utilisateurs. Ils sont les premiers à vouloir produire autrement, mais ils n’en avons pas forcément toujours les moyens.

Pensez-vous qu’il soit facile pour un agriculteur de reconnaître que son métier puisse lui faire courir un certain nombre de risques pour sa santé, voire qu’il est à l’origine d’une maladie ?

Il est clair que c’est un sujet qu’on n’aborde pas facilement. Aujourd’hui, le lien entre ma maladie et certains phytos est établi, mais cela a été un long parcours du combattant. Ce n’est pas facile et il faut être soutenu. Si je n’avais pas été poussé et épaulé par mon épouse, je n’aurais sans doute pas fait toutes les démarches. Le problème, c’est qu’un certain nombre de victimes ne veulent pas en parler, ce qui exclut donc tout recensement. Et si les victimes ne se font pas connaître, forcément, on considère qu’il n’y a pas de malades.

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Quatre parlementaires PS assurent le SAV des annonces gouvernementales

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Quatre parlementaires de la majorité gouvernementale ont répondu lundi à l’invitation du monde agricole pour évoquer les difficultés et les pistes pour s’en sortir.

Le jour même où le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et le président de la Région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, devaient rencontrer les agriculteurs bretons à Rennes, la FDSEA du Pas-de-Calais et les JA ont invité les parlementaires du département à une rencontre au sein d’une exploitation de polyculture-élevage du Haut-Pays. Quatre d’entre eux – les députés Brigitte Bourguignon et Jean-Jacques Cottel, ainsi que les sénateurs Catherine Génisson et Jean-Claude Leroy – ont finalement répondu présent pour une matinée d’échange sur les difficultés traversées par le monde agricole. L’entrevue s’est déroulée à Senlis, au GAEC Henguelle, « une exploitation dans laquelle il ne devrait pas y avoir de difficultés en temps normal », a dit Pierre Hannebique, président de la FDSEA du Pas-de-Calais.

Un avenir entre parenthèses

Installés sur une ferme de 140 hectares avec un atelier laitier de 800 000 litres pour 90 vaches, un atelier bovin viande et un atelier volailles de chair, auxquels s’ajoutent 70 hectares de grandes cultures, Luc et Bruno Henguelle ne voient pourtant pas forcément l’avenir d’un œil serein. « Même avec de bons résultats techniques, on n’arrive plus à prévoir et on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir », explique Luc Henguelle. Entre 2014 et 2015, ils estiment leur perte de chiffre d’affaires autour de 93 000 euros, avec une dégradation de leur revenu aussi bien en productions végétales qu’animales. Au train où vont actuellement les choses, leur diminution de chiffres d’affaires pourrait atteindre 120 000 euros en 2016. Devant les parlementaires, sous un bâtiment récent, Pierre Hannebique rappelle que la situation décrite pas les associés du GAEC Henguelle n’est pas un cas isolé dans la région : « Beaucoup d’exploitations se sont développées, ont créé des ateliers, ont effectué des mises aux normes pour satisfaire à la réglementation et être compétitives, mais aujourd’hui, leur avenir est entre parenthèses. L’année 2016 risque d’être très compliquée ». Pour les représentants des organisations syndicales, les causes de ces difficultés sont multiples : niveau des charges pesant sur les entreprises, des prix de vente insuffisamment rémunérateurs, des distorsions de concurrence entre Etats européens…

Besoin de régulation

Du côté des parlementaires issus de la majorité présidentielle, tous soutiennent la récente annonce du Premier ministre Manuel Valls concernant la réduction de 7 points des charges sociales. Sénateur du Pas-de-Calais, Jean-Claude Leroy sera le premier à répondre aux interrogations des agriculteurs : « La baisse des cotisations sociales est une réponse qui a d’ailleurs été bien perçue des agriculteurs. Mais ce n’est qu’une partie de la réponse. Il est évident qu’il faut des outils de régulation au niveau européen. Il faut une forme de contingentement de la production et c’est dans ce sens que nous travaillons. Nous devons avoir une Europe qui protège et qui régule ». Députés des sixième et première circonscriptions du Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon et Jean-Jacques Cottel abondent dans son sens au sujet des récentes mesures annoncées par Manuel Valls. « Un certain nombre d’avancées ont d’ores et déjà été annoncées, insiste M. Cottel. En termes de normes, le ministre de l’Agriculture s’est engagé à ce qu’il n’y en ait pas de nouvelles dans les mois, voire dans les années, à venir ». Pour les parlementaires interpellés, il va de soi « qu’il y a encore besoin de mesures conjoncturelles, dixit Jean-Claude Leroy, mais il faut également des mesures structurelles ». Pointée du doigt, la difficulté du monde agricole à s’organiser pour produire se heurte à la réglementation française ne manqueront pas de rappeler les représentants syndicaux agricoles. « Les moyens que l’on donne aux agriculteurs français pour s’organiser sont insuffisants, plaide Christian Durlin. L’incertitude juridique est énorme ».

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L’Europe pas seule responsable

Car si l’Europe a bon dos, on constate du côté des agriculteurs qu’un certain nombre de difficultés sont aussi liées à une situation franco-française. Et de citer la répartition jugée inéquitable des marges entre la distribution et la production, des réglementations contraignantes, ou encore le non-respect par d’autres acteurs économiques de ces réglementations, notamment en matière d’étiquetage de l’origine des produits. A l’issue de la rencontre, les responsables professionnels semblaient plutôt satisfaits des échanges entretenus : « Ce n’est pas la première fois que nous vous interpellons, a réagi Pierre Hannebique, mais nous devons apprendre à nous rencontrer plus souvent pour faire des propositions concrètes ». « Les agriculteurs attendent des faits au delà des bonnes intentions affichées, a dit Christian Durlin. Avec la baisse des charges sociales, on a fait un bon pas, mais ce n’est pas encore assez ».

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Le blocage des centrales d’achat se poursuit

Depuis hier (mercredi), 14h, la plupart des plateformes d’approvisionnement des grandes et moyennes surfaces alimentaires de la région sont bloquées par un mouvement de contestation des agriculteurs.

A l’initiative de la FRSEA Nord-Pas de Calais – Picardie, de l’ADPL et des JA Nord-Pas de Calais et Picardie, les agriculteurs se sont installés pour une durée encore indéterminée. Sur plusieurs sites, des groupes d’exploitants ont passé la nuit, en se relayant.

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A Lillers, sur la plate-forme de Lidl, ils étaient encore une vingtaine ce matin, vers 8h. Certains agriculteurs, en majorité des jeunes, avouaient être « à cran », après une nuit blanche. La profession reproche à la GMS de porter une part de responsabilité dans la crise traversée par le monde agricole, notamment en mettant en cause une répartition des marges inégale. « Pendant que nous sommes là, nous ne sommes pas sur nos exploitations, s’exaspérait l’un des manifestants. Mais on ne lâchera rien ». Entre deux constats d’huissiers, les agriculteurs répondent aux questions, avec colère. La crise traversée par le monde agricole touche principalement le secteur de l’élevage, expliquait-on à Lillers. « C’est simple, nous, on ne peut pas stocker nos animaux et cela, les distributeurs le savent », détaillait un éleveur. Au fil de l’énumération de leurs revendications, certains agriculteurs évoquent la détresse psychologique, et l’abandon des pouvoirs publics face au grand nombre de suicides que connaît le monde agricole. « On n’en parle pas suffisamment, c’est un sujet encore très tabou pour les agriculteurs, alors que pour d’autres professions, on en parle beaucoup plus ». Tous évoquent la fierté d’être agriculteur, et leur volonté de pérenniser l’outil de travail qu’ils ont reçu.

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Sur la base logistique d’Intermarché, à Bruay-la-Buissière, un groupe d’agriculteurs tenait également encore le siège, ce matin. Parmi eux, certains ont aussi passé la nuit devant les grilles de la centrale d’achat. Pour passer le temps, en attendant les consignes sur la durée du mouvement, on joue aux cartes ou sur les smartphones, mais le cœur n’y est pas. Un éleveur du canton de Lumbres témoigne : « On nous achète le lait à 28 centimes le litre et une fois sorti de la centrale d’achat, il est affiché à 38 centimes, pour se retrouver ensuite à plus de 70 centimes dans les magasins. C’est là qu’est le problème », explique-t-il, avant de répondre aux questions d’un nouvel huissier. « Nous ne voulons pas être des esclaves, poursuit-il, nous voulons simplement vivre de notre travail… » Si cet éleveur a pu venir prêter main forte à ses collègues sur le barrage bruaysien, « c’est parce que je suis en GAEC et que j’ai un associé qui a bien voulu me remplacer aujourd’hui sur l’exploitation… », explique-t-il.

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A Tilloy-les-Mofflaines, les accès à la centrale d’achat Leclerc Scarpartois sont également bloqués depuis hier midi. Devant les grilles où s’amoncellent pneus et palettes, un groupe d’agriculteurs s’affairaient sous une tente. Les visages sont là aussi fermés, dans l’expectative. Tous attendent avec impatience les messages qui seront délivrés pendant (et après) une rencontre prévue cet après-midi, à la Cité de l’Agriculture, à Saint-Laurent-Blangy, avec les acheteurs des différentes enseignes. En attendant, le mot d’ordre est simple : « On ne bouge pas ».

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Plants pommes de terre

Florimond Desprez et DLF annoncent un partenariat dans la pomme de terre

Plants pommes de terre

Le semencier français Florimond Desprez et le danois DLF ont annoncé le 3 février le démarrage d’un partenariat au sein du spécialiste du plant de pomme de terre Danespo.

« Florimond Desprez a acquis 49 % des parts de Danespo jusqu’alors détenues par DLG et devient ainsi associé à part égale avec la société coopérative DLF », selon un communiqué commun. Danespo est présenté comme le leader au Nord de l’Europe de la sélection, la production et la vente de plants de pomme de terre. « Ce nouveau partenariat confirme la volonté du groupe de devenir un acteur majeur du marché du plant de pomme de terre », déclare dans le communiqué François Desprez, patron de l’entreprise éponyme, rappelant l’acquisition en 2014 du leader français Germicopa. « Cette prise de participation nous permet d’atteindre une taille critique indispensable pour être compétitifs face aux grands acteurs du secteur », poursuit-il. Florimond Desprez (chiffre d’affaires : 230 M d’euros) est un des leaders mondiaux des semences de betteraves à sucre. DLF (chiffre d’affaires : 454 M d’euros) est leader mondial des semences de graminées fourragères et à gazon.